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Jean Giono

mai25
2012
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« Pour que le caractère d’un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de  tout égoïsme, si l’idée qui la dirige est d’une générosité sans exemple, s’il est absolument certain qu’elle n’a cherché de récompense nulle part et qu’au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d’erreurs, devant un caractère inoubliable »

Voilà commence cette fable  tirée de la vie de Jean Giono, qui se passe en provence et qui raconte l’oeuvre d’un paysan qui entreprit pour son seul bonheur, de planter des arbres…..

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Premier colloque de l’AFACC ( Ass. Francophone des Approches Centrées Compétences)

mai23
2012
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Jean-Claude Michéa

mai08
2012
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Jean-Claude Michéa (né en 1950) est  un philosophe français, auteur notamment de plusieurs essais consacrés à la pensée et à l’œuvre de Georges Orwell

Quelques extraits choisis :

Pour Michéa, il est important de maintenir des valeurs morales partagées dans nos sociétés et fait référence à ce qu’Orwell appelait, la « Common Décency », c’est à dire, ces vertus humaines élémentaires, que sont par exemple, la loyauté, l’honnêteté, la bienveillance ou la générosité. Vertus qui s’enracinent depuis des millénaires dans ce que Marcel Mauss nommait la logique du don. La pratique de ces valeurs ne peut être décrétée….Il s’agit de construire progressivement « un contexte »politique, social et culturel qui favorise indirectement les dispositions à l’égalité, l’entraide et l’amitié plutôt qu’à l’égoïsme et à la guerre de tous contre tous.
Pour Michéa, plus  on monte dans la hiérarchie sociale et plus la pratique des vertus humaines élémentaires devient difficile, voire impossible. En revanche dans les millieux populaires, dont l’idéal politique est avant tout négatif (« ne pas être opprimés » comme le soulignait Machiavel), les dispositions à l’entraide et au respect d’un certain nombre de valeurs morales élémentaires sont encore massivement répandues.

D’une façon plus générale, Michéa indique, qu’une communauté humaine ne peut effectivement tenir et fonctionner au quotidien, que si elle puise en permanence dans ce que Castoriadis appelait, « des gisements culturels » étrangers par définition à la logique libérale, comme par exemple un minimum de dispositions psychologiques et culturelles à la confiance, la générosité »

« La question est de savoir si nous voulons éduquer une génération de consommateurs égocentrés en symbiose parfaite avec la logique libérale ou, à l’inverse, une génération capable de résister radicalement à cette logique et de reprendre à son compte, sous les formes qui seront siennes, l’idéal d’une société réellement humaine ?  »

« C’est d’abord dans notre vie quotidienne, et dans la manière dont nous traitons nos proches, que nos dispositions proclamées à l’humanité peuvent réellement se vérifier »

« Une société humaine n’existent en effet que dans la mesure où elle parvient à reproduire en permanence du lien, ce qui suppose qu’elle puisse prendre appui sur un minimum de langage commun entre tous ceux qui la composent »

« Quant à moi, si je m’en tiens à une seule expérience, j’aurais plutôt tendance à penser qu’une telle vision de l’être humain (pêcheur, corrompu, égoïste, calculateur..°) est profondément infantile et réductrice. Je me demande même parfois si elle ne relève pas tout simplement, chez beaucoup  d’esprits modernes, d’un très banal phénomène de projection, au sens psychique du terme, bien des intellectuels étant effectivement portés à juger de la nature de l’être humain à l’aune de leurs carences morales personnelles. Mais sans doute est ce moi qui ait été beaucoup trop naïf en ne me méfiant pas suffisamment de mes voisins et de tous ceux que j’aime. »

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L’Appreciative Inquiry fait son entrée en Tunisie

mai08
2012
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Sous le patronage de l’UNION Européenne et des Instances Tunisiennes, l’Appréciative Inquiry a été choisie pour lancer le projet de construction de l’Institut de Formation de la Profession d’Avocat à Tunis. Dans un pays qui aspire à la stabilité politique, rassembler les forces et les atouts d’un collectif autour de la profession d’avocat est un enjeux majeur pour le maintien de la paix, du droit et de la justice.

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Conférence en Suisse au sein de la SR Coach, Société Romande de Coaching

mai07
2012
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Comment François Hollande devrait-il être coaché ?

mai07
2012
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Par Sophie Péters, éditorialiste à la Tribune

Lui, président de la république, comment va-t-il devoir endosser son nouveau costume ? Nous avons interrogé quelques coachs de dirigeants sur la façon dont ils conseilleraient François Hollande dans la traversée des cent jours.

Principale surprise de cette présidentielle : François Hollande aura contre toute attente réussi à imposer sa personnalité de candidat « normal », d’homme simple et jovial, proche des gens. Ses premiers discours de président au soir du 6 mai en attestent. Et son déficit d’autorité et d’envergure jugé par beaucoup comme son principal handicap a été balayé par le débat du 2 mai face à Nicolas Sarkozy. Personnage tout en rondeur, il a de toute évidence été sous-estimé par ses adversaires. C’est là sa principale force. Nicolas Sarkozy n’aurait donc pas fait mouche avec sa petite phrase jetée à la figure du candidat Hollande lors du débat qui les opposait : « votre normalité n’est pas à la hauteur des enjeux ». 
Mais d’aucuns s’inquiètent d’un président tout neuf, qui n’a jamais exercé de fonctions dans l’exécutif, qui ne s’est jamais frotté à l’international à l’heure de la mondialisation, et qui traîne la réputation d’un homme plus dans le consensus que réellement décisionnaire. Lui, aujourd’hui président, sur quels éléments va-t-il devoir travailler pour endosser pleinement son nouvel habit et ses nouveaux attributs ?

Etre proche de sa vraie nature Tous les coachs sont unanimes : il sera d’autant un grand président qu’il restera proche de sa vraie nature…. « normale ». « L’erreur serait de tomber dans le travers du président « tout puissant » à la Sarkozy, en voulant montrer qu’il n’est pas le « Flanby » que l’on a décrit », note Jacques Lecomte, docteur en psychologie et enseignant à l’université Paris Ouest, président de l’Association française de psychologie positive. Je me souviens du témoignage de Jan Carlzon, dans son livre « Renversons la pyramide », dans lequel il racontait que peu après avoir été nommé PDG d’une entreprise aérienne en raison de son management démocratique, il a commencé à agir à l’inverse, pour bien prouver qu’il était l’homme fort que la situation exigeait. Ce qui lui a été reproché, et il est revenu à son management démocratique, plus bénéfique pour les salariés et pour l’entreprise ».

Ne pas se laisser balloter par l’environnement Sa difficulté est donc là : dans sa « prise de poste ». « S’il a toutes les qualités requises pour comprendre très vite les interactions, les alliances et les modes de fonctionnement, comme aurait à le faire tout nouveau dirigeant d’entreprise, il doit en revanche veiller aux représentations qu’il a de sa nouvelle fonction. Il court le danger du novice qui veut trop bien faire. Le coach serait alors le faire travailler sur sa capacité à s’approprier un terrain inconnu. Il a une formidable occasion de créer une vision pour la France et n’est nullement encombré par aucune habitude. Il a donc une capacité d’innovation hors du commun pour un président de la République. A condition qu’il ne se laisse pas balloter par l’environnement et qu’il s’autorise à être créatif « , analyse le coach et consultant Jean-Christophe Barralis.

Une définition claire du rôle de l’Etat De fait, François Hollande semble dans cette perspective si l’on en croit ses propos du débat du 2 mai où il a indiqué qu’il voulait « changer la conception française de la politique ». Mais sa volonté « d’engager de grands débats », de « prendre de la hauteur et fixer de grandes ambitions », amène certains coachs à pointer chez lui son manque de précision sur le fond. « Il abuse du procédé de la répétition, ce qui le dessert. Il faudrait l’amener à être beaucoup plus concret, à ne pas esquiver les vrais problèmes. Il y a trop de sujets qu’il ne traite pas vraiment. Je ne le coacherais pas tant sur la forme – il a une excellente qualité de langage qui s’adresse à toute l’échelle sociale- que sur le fond. Il a dorénavant à définir un vrai projet avec une définition claire du rôle de l’Etat », estime Jean Pagès, coach et fondateur de l’Institut Français d’Appreciative Inquiry.

« Il manque de convictions fortes« 
Barbara Escande, également coach de dirigeants et de cadres supérieurs ne dit pas autre chose : « Il aime la politique pour discuter et débattre. Mais la vraie question à laquelle il devrait répondre serait de savoir ce qu’il veut vraiment incarner. Ce n’est pas un homme de décisions car il manque de convictions fortes. Il est dans la stratégie chinoise en évitant tout clivage, à l’opposé d’une Martine Aubry ». Pour cette coach qui a connu  François Hollande au PS lorsqu’il était premier secrétaire, son principal écueil est de détester le conflit et de ne jamais savoir trancher entre deux opinions contradictoires. « Il aurait donc besoin d’être coaché sur le fond, sur ce qu’il souhaite réellement faire de son quinquennat. Quelle image veut-il laisser de lui dans les livres d’histoire ? De quoi veut-il qu’on se souvienne ? S’il se fixe de réduire le chômage, de combien exactement ? Ainsi il apprendrait à être plus dans l’efficacité opérationnelle qui lui fait encore défaut et pourrait découvrir qu’il peut faire autrement que ce qu’il a toujours fait. On retrouve ce genre de situations avec des PDG lorsqu’on les aide à aller au-delà des mots qu’ils ont toujours employé. Mais dans ce cas il faut les pousser dans leurs retranchements ». 
Le costume de président offre ainsi à François Hollande, l’occasion inespérée d’incarner un nouvel homme politique, vierge d’actions trop précises. « Il est neuf et c’est en soi très puissant », conclut Jean-Christophe Barralis.


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Conférence « Avocat et Bonheur » à la convention nationale des Avocats-Nantes 2011

mai06
2012
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Un résumé  d’Yves DANIEL 
Avocat honoraire
 UNIVERSITE D’ETE DES AVOCATS danielavocat@orange.fr

«  »..La vie est comme un restaurant, nous dit Woody ALLEN, « petit, mauvais et cher, et en plus, c’est court ! … » . Jean Christophe BARRALIS, Thérapeute et Coach, nous a exposé quelques outils de la psychologie positive, l’inverse de la psychopathologie.
La salle avait été calibrée en fonction des inscrits – dont j’étais – au fur et à mesure de la matinée il a fallu rajouter des chaises mais beaucoup d’auditeurs et d’auditrices sont restés debout à la porte ou se sont assis à même le sol, sans doute la copropriété et les baux commerciaux n’ont pas eu l’écho escompté.
Le bonheur et le travail, notions antinomiques ? « accroche une charrue à ton étoile » nous a suggéré Jean Christophe BARRALIS ; je me suis rappelé les crises d’allergie de Gaston LAGAFFE et ses éternuements répétés que l’audition du mot « effort » provoquait chez lui de façon irrépressible…
La mort du bonheur est sans doute la peur, nous le savons bien, nous dont une des fonctions premières est précisément de rassurer, notre client, bien sur, mais aussi le juge, inquiet de la justesse de la décision qui lui est suggérée
On sait aussi ce qui rend malheureux : l’esprit d’escalier : le sentiment de n‘avoir pas été complet, de n‘avoir pas tout dit, d’avoir omis ce qu’après coup l’on considère comme essentiel et qui aurait été de nature à changer le cours des choses…mais c’est trop tard, la messe est dite !
Il faut po-si-ti-ver : retraité, mon train de vie est sérieusement écorné, mais, quoi qu’il en soit, je suis quand même bien payé pour ce que je fais !! »"

Yves Daniel

 

Classé dans Conférences, psychologie positive

Sun Tse (SUN ZI) et l’état d’esprit appréciatif

mai03
2012
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Sun Tse est un général chinois du VIe siècle av. J.‑C. (544–496 av. J.-C.). Quelques phrases tirées du célèbre traité écrit entre le Ve et le IVe siècle avant notre ère. Traité concernant l’art de la guerre et probablement signant la naissance de la notion de stratégie. J’ai surtout retenu les idées de Sun ZI portant sur sa manière de conduire et d’encadrer les troupes. L’objet du combat ayant changé, nous ne menons plus de guerres traditionnelles, mais ses conseils trouvent toujours leur utilité et font écho dans notre monde actuel. D’ailleurs je pose la question de pouvoir manager des « troupes » sans avoir une attitude d’esprit de combat, qui se cache tant derrière le terme « compétition. ». Pour Sun ZI est privilégié d’abord le moral et la cohésion des troupes, l’importance de l’ « harmonie du peuple avec ses dirigeants »

Extraits choisis d’attitudes appréciatives :

SUN ZI dit : « S’il lève des troupes hors de saison, s’il les met en route lorsqu’elles doivent stationner, s’il ne connaît pas les lieux où exactement les conduire, s’il les poste mal, les fatigue sans utilité, les déplace sans nécessité ,  s’il ignore les besoins de chacun de ceux qui compose son armée, si chacun n’est pas à sa place selon ses aptitudes, afin qu’un bon parti soit tiré de celles ci, s’il ne connaît pas le fort et le faible de chacun et leur degré de fidélité, ………..s’il ne sait pas récompenser les soldats, tolère que les officiers briment les soldats, ne prévient pas les dissensions qui peuvent surgir parmi les chefs : un tel général qui commet ces fautes épuise l’état  d’hommes et de ressources ….. »
Commentaire : Pris à l’inverse SUN ZI conseille de réfléchir à une Vision claire, avant d’engager les équipes dans la stratégie. Une fois celle-ci établie, il mesure le niveau de ressources et de capacités avant de partir en chemin. Il est soucieux de la reconnaissance que les « managers » peuvent donner à leurs collaborateurs. Il est dans l’efficience car long est le chemin. Sa position est digne d’un Développement Durable des relations humaines.

SUN ZI dit : «  Si en outre, vous savez ce que vous pouvez et ce que vous ne pouvez pas et ce dont sont capables ou non vos subordonnés, si vous livrez cent guerres, cent fois vous serez victorieux. Si vous ne savez que ce que vous pouvez vous –même, mais ignorez ce que peuvent vos subordonnés, une fois vous serez vainqueur et une fois vous serez vaincu. Mais si vous ne vous connaissez vous même, ni vos subordonnés, autant de combats, autant de défaites »
Commentaire : Sun ZI mesure l’état des forces en présence avant le « changement »

SUN ZI dit : « Le bon est que les troupes demandent le combat et non pas la victoire, car les troupes qui veulent se battre savent qu’elles sont entrainées et aguerries alors que c’est la paresse et la présomption qui font réclamer la victoire et amène la défaite »
Commentaire : jouer ou gagner ! Le manager Appréciatif fixe un but qui est de gagner, une finalité qui est le gain de la victoire, son bénéfice et en vertu de cela défini ensuite l’objectif : jouer. Fixer les objectifs avant la finalité c’est gagner sans combattre, aucun effet. L’excitation est à son comble pendant le jeu. Une fois gagné, le retour au calme se fait, la victoire est assimilée rapidement alors que la préparation au jeu et le jeu lui même, procurent de grandes satisfactions.

SUN ZI dit : « Enfin, rappelez-vous les victoires qui ont été remportées, les circonstances de la lutte et vous saurez ainsi l’usage qu’on en a fait, les avantages qu’elles vous ont procurés ou les préjudices qu’elles ont causés aux vainqueurs »
Commentaire : L’Appreciative Inquiry dans tous ses états ! Découvrir les causes des succès et comprendre la stratégie de réussite pour bâtir l’avenir est le fondement du Manager Appréciatif

SUN ZI dit : A propos du positionnement des troupes géographiquement, Sun ZI choisit les hauteurs et du côté du midi… « Ainsi s’augmentent les chances de succès car le bien être et la santé, conséquences d’une bonne nourriture, donnent au soldat force et courage, tandis que la tristesse et la maladie l’épuisent et le découragent »
Commentaire : Prendre soin de ses collaborateurs, les nourrir correctement en terme de Sens, de reconnaissance, de savoir faire, les placer en hauteur en face du soleil, tout ceci garantit le bonheur donc le succès. Le bonheur précède le succès ! et non l’inverse !

SUN ZI dit : « Instruisez vos troupes en leur inculquant des notions pratiques, ne les ennuyez pas, ne les fatiguez pas, sans nécessité.  Le bon et le mauvais, le bien et mal est entre vos mains. Avec tel général une armé peut être méprisable, avec tel général invincible »
Commentaire : la réalité est dans votre main, elle comprend autant le bon que le mauvais. C’est un choix qui s’opère entre apprécier ce qui fonctionne bien et ce qui dysfonctionne. La réalité n’est donc pas que le mauvais côté des choses.

SUN ZI dit : « J’ai dit que l’amour pour les hommes en général, que la justice et la manière de répartir les châtiments et les récompenses étaient les fondements sur lesquels devait être bâtis tout système militaire…. » « Je dis qu’il faut aimer vos soldats, comme vos propres enfants »
Commentaire : Aimer ses collaborateurs pourrait se traduire aujourd’hui par les apprécier au sens positif du  terme. Etre juste, dans un cadre, et reconnaissant fonde le management de Sun ZI

 

 

 

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Jacques Lecomte et l’état d’esprit appréciatif

mai03
2012
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Jacques Lecomte, est psychologue, né en 1955, l’un des principaux experts francophones de la psychologie positive. Docteur en psychologie, il est chargé de cours à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (sciences de l’éducation) et à la Faculté des sciences sociales de l’Institut catholique de Paris. Il est le président fondateur de l’Association française et francophone de psychologie positive (APP), créée en octobre 2009 qui rassemble des enseignants-chercheurs, des praticiens et des acteurs divers, qui se reconnaissent dans cette approche de l’être humain.

Jacques Lecomte est un partenaire ami de l’Institut. Nous faisons honneur à son livre qui nous  révèle par des démonstrations, que l’homme a des prédispositions à la bonté naturelle, la gentillesse, l’altruisme, l’humanité, la générosité. Il cite la notion africaine d’ubuntu, qui signifie bonté naturelle, repris par Mandela « La bonté de l’homme est une flamme qu’on peut cacher mais qu’on ne peut jamais éteindre »

Commentaire : Nous aimons ce livre car il met en exergue, études à l’appui, que l’être humain possède un capital de gentillesse, de sympathie et d’empathie, ce que les chercheurs ont pu découvrir récemment grâce aux neurosciences mettant à jour les fameux neurones miroirs*. Etre gentil renvoie au populaire « niais » que chacun a autour de soi, à la manière d’un « diner de con », champion du monde, exutoire trop facile.  La gentillesse et la bonté ont été décriées en entreprise au profit de la compétition, modèle de management de plusieurs entreprises, avec la croyance forte profondément ancrée, que mettre les gens sous tension au service des intérêts individuels est gage d’efficacité.  Lorsque je présente la Démarche Appréciative en conférence , j’ai  régulièrement la présence de petits personnages qui viennent me chatouiller : Les Bisounours sont cités en exemple, parcequ’ici je cite  » ce n’est pas le monde des Bisounours » sous entendu, être gentil c’est pas chez nous. De plus comme le dit un des protagonistes du débat présidentiel « le monde est dangereux », donc pas question de guimauve, ou attitude « lunette rose ».
Mais voilà ! tout l’art de ce livre est bien de restaurer aussi une certaine réalité, voire vérité, et donne à réfléchir aux personnes qui sans l’ombre d’un doute pensent, donc se pensent (il faut bien commencer par soi !) comme fondamentalement individualistes, égocentrées, méchantes, guerrières, et j’en passe… Oui le monde nous a montré cela, mais il nous a aussi montré le contraire. Certes le malheur est plus vendeur, les médias se frottent les mains à nous montrer en boucle des images horribles, et montrent rarement la paix, le bonheur, la satisfaction, la coopération, l’altruisme…
Jacques Lecomte prend un exemple flagrant en posant la question suivante : « connaissez-vous le président actuel de la Serbie ?  NON (en général très peu de personnes le connaissent) il s’agit de Boris Tadić. Il est lauréat du prix Nord-Sud attribué par le Conseil de l’Europe qui distingue son profond engagement et ses actions pour la promotion et la protection des droits de l’homme et pour la défense de la démocratie. Rien d’intéressant  pour les médias, ni pour l’homme moderne.
Par contre tout le monde se souvient de Milosevic et nous savons tous pourquoi….

L’état d’esprit Appréciatif qui pour certains relève d’une Bisounours attitude, procure au consultant une posture qui englobe une réalité. Celle-ci est composée autant d’éléments déficitaires et pour lesquels il a été consulté, mais aussi prend en compte les éléments positifs, les ressources et imagine les possibles. Bref cette posture rééquilibre « le monde » entre  le plateau négatif et le plateau positif. Donc rien de Bisounours, nous pointons simplement les bonnes notes du carnet. Il s’agit de mettre en valeur le meilleur de l’être humain, et nous avons tous une prédisposition à être, si ce n’est pas le meilleur, tous bon. Ce que Jacques Lecomte nous démontre par ce livre.

 

 

 

 

 

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Victor Frankl et l’état d’esprit appréciatif

mai01
2012
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Viktor Emil Frankl, né à Vienne le 26 mars 1905 et décédé à Vienne le 2 septembre 1997, était un professeur autrichien de neurologie et de psychiatrie. Il est le créateur d’une nouvelle thérapie qu’il baptise : logothérapie qui prend en compte le besoin de « sens » et la dimension spirituelle de la personne.

Dans « Découvrir un Sens à sa Vie », Victor Frankl nous raconte comment il survécu aux horreurs des camps d’extermination par une stratégie basée sur le Sens. J’ai fait quelques commentaires à partir des postulats de Frankl en les reliant à la Démarche Appréciative. Jean-Christophe Barralis

Anthropologie de Frankl

Sa pensée est proche de l’état d’esprit appréciatif car selon Frankl, la vision de l’homme, de chaque individu particulier, n’est pas basée sur une approche déficitaire, comme dans d’autres anthropologies psychologiques, sociologiques et culturelles, mais sur la réalité d’une personne au contraire, qui est apte, à tout moment d’une décision digne, en mesure de choisir aussi une attitude de grandeur face à son destin.

Commentaire : cette approche de l’être humain est proche de celle qui nous anime quand nous intervenons avec l’Appréciative Inquiry. Cette « anthropologie » est basée sur une Vision de l’homme pourvu de capacités, de ressources, de talents. La démarche Appréciative permet l’émergence de ce noyaux de réussite que chacun possède pour en extraire le suc et fabriquer une histoire qui en devenant collective devient culturelle au service des intérêts des organisations qu’ils soient économiques et sociétaux.

La recherche dynamique de sens

La recherche d’un sens à sa vie peut créer chez la personne une tension plutôt qu’un équilibre interne, mais cette tension est indispensable à sa santé mentale. Rien au monde ne peut aider une personne à survivre aux pires conditions mieux que ne peut le faire sa raison de vivre.
Ce dont l’être humain a besoin, ce n’est pas de vivre sans tension, mais bien de tendre vers un but valable, de réaliser une mission librement choisie. Il a besoin, non de se libérer de sa tension, mais plutôt de se sentir appelé à accomplir quelque chose.

Commentaire :  Les objectifs à « tous les étages », venus tout droit du Management par Objectif des années 70/80, véritable style de management dont le postulat de base est simple : tenter de rationaliser ce qui est supposé appartenir à l’irrationnel. Cette approche a noyé la notion de BUT ultime, de finalité et qui plus est du SENS des actions. Le « Quoi suivi du Pour Quoi » trace une route aux agissements en élargissant de manière cognitive les actes.
Une phase importante dans une démarche d’intervention avec l’Appréciative Inquiry est de définir ce que les américains nomment l’Affirmative Topic Choice, que Jean Pagès a traduit par Phase Définition. DÉFINIR LE BUT ET LE BUT DU BUT. Il ne s’agit plus de réparer un radiateur, mais de procurer du chauffage, voire de procurer du confort, voire de permettre à une famille d’être bien, voire d’être heureuse…..Et voilà q’un plombier donne du sens à son action.

La recherche du bonheur

On ne peut pas poursuivre le bonheur, il doit s’ensuivre naturellement. On doit avoir une raison d’être heureux.
L’être humain ne cherche pas le bonheur mais plutôt une raison d’être heureux.
Pour faire rire quelqu’un, on doit lui fournir une raison, lui raconter une blague par exemple. Lui demander de sourire sans raison ne donnerait qu’une grimace.

Commentaire : Le bonheur est une pratique quotidienne à la Confucius, qui fournit par ses actes une raison d’être et d’être heureux. Pour nous, un des actes est de reconnaitre ce que chacun a réalisé de meilleur dans son environnement professionnel ou privé. Les études récentes en psychologie positive, nous démontrent que la reconnaissance de nos réussites demande un effort, nous sommes sujets à reconnaitre naturellement ce qui a dysfonctionné en laissant de côté les réussites. Pourtant, le simple fait de les revisiter produit instantanément du plaisir rien qu’en se les remémorant. Et c’est du bonus pour le futur…

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L’Institut Français d’Appreciative Inquiry a pour mission de diffuser et faire rayonner le plus largement possible l’état d’esprit positif, constructif et participatif qui anime l’ « Appreciative Inquiry»

Définition du Manager Appréciatif

Le modèle Manager Appréciatif recouvre un ensemble d’attitudes et de comportements qu’un manager peut mettre en œuvre, pour animer et piloter son équipe.
Ce modèle s’appuie sur les récents travaux de deux courants scientifiques : le courant de la Psychologie Positive et l’approche en développement des organisations, Appreciative Inquiry…

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