La « plaine »​ de conscience, avant la pleine conscience…

  • Les stages de pleine conscience fleurissent dans les organisations. On pourrait croire facilement à lire certains auteurs, que c’est maintenant une voie indispensable pour un leader de (re)trouver, calme, sérénité et autre plénitude pour parfaire la bonne gestion de son entreprise : « la pleine conscience est vraiment un facteur de résilience dans les organisations », elle rend les leaders plus calmes, plus emphatiques et plus altruistes. Ils ont une meilleure capacité de concentration, mais aussi d’ouverture au contexte, ce qui rend leurs décisions plus efficaces, notamment dans les situations difficiles. »
    Bill George, professeur de pratiques managériales à la Harvard Business School,
    Si l’on s’en réfère aux différents conseils sur ce sujet, pour que les effets positifs de la méditation s’installent durablement, une pratique quotidienne d’au moins 20 minutes est nécessaire pendant plusieurs mois. Mais à quoi bon s’engager dans ce processus si ce n’est que pour soi même et non uniquement pour une bonne gestion de sa vie professionnelle et qui plus est, un leader accompli en a t-il vraiment besoin ?
    Ranger 20 minutes de calme par jour sur l’étagère d’une vie déjà bien remplie est un vrai challenge !
    Si le but est, d’être plus empathique, plus altruiste, gagner en sérénité au travail, le manager a, à sa disposition, un outil vraiment plus simple à pratiquer :  la relation et le lien. Muscles interactionnels indispensables pour gagner en empathie, gentillesse, justesse, sincérité et permettre aux perceptions d’apprécier ce qui est dans chaque éco-système. Avant la pleine conscience, la conscience !, les leaders devraient juste avoir conscience d’eux et des autres et de manière tout à fait juste.
    Car tout de même, démarrer des réunions par une séance de méditation ne remplace pas le fait de méditer sur les forces de son entreprise, d’explorer ce qui a bien fonctionné ainsi que les causes (des réussites), de repérer les ingrédients du succès et de se centrer sur les facteurs d’engagement et de satisfaction avec discernement et appréciation.
  • L’effet recherché d’une diminution nette de sa propre agitation « intérieure », est alors atteinte et ceci sans fermer les yeux, alors que la pression est constante. Avant d’adopter la pleine conscience en entreprise, procédons à un grand nettoyage !
    C’est comme le bonheur, avant qu’il ne frappe à votre porte, laissons lui de la place… Rangement vertical des jugements, critiques, certitudes de toutes sortes ; diminution de toute pression, laquelle est souvent inutile, exercée sur les salariés, bannissons toute forme d’humiliation, de tyrannie, de toute position politique individualiste, enfin, archivons aussi les colères et ressentiments qui jonchent les couloirs de nos entreprises, les jalousies infondées, les histoires anciennes polluantes, les ruminations sociales sur le monde actuel et j’en passe…

Ce pré-requis est un préalable important à la promesse d’un monde en bonne et pleine conscience.

Vingt minutes par jour de conscience c’est à dire d’appréciation de ses collaborateurs, du travail bien fait, d’une évaluation des problèmes à résoudre mais sans jugement en donnant sa confiance inconditionnellement aux autres est de mon point de vue redoutablement efficace et prépare alors les séances de méditation.
Et si l’on applique un des principes Feng shui bien connu : il faut d’abord se débarrasser des énergies négatives pour laisser la place aux bonnes. C’est comme chercher « l’âme sœur » alors que nos armoires de vêtements sont pleines à craquer. Il ne peut y avoir de place pour l’autre.

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