Première intervention avec l’Appreciative Inquiry au Maroc

Article paru sur le site : http://www.leconomiste.com/article/65279drapor-coache-ses-cadres
Intervention menée par Jean Pagès fondateur de l’Institut Français d’Appréciative Inquiry, avec Zineb Benabdejlil, responsable de DEO Compétence (Casablanca)

Extrait de l’article : « L’entreprise a introduit l’«Appreciative inquiry», technique d’amélioration des performances . 90 cadres concernés et 5 phases pour concrétiser ses ambitions«Drapor, votre rayon de soleil sur l’écosystème»… Non, ce n’est pas le tout nouveau slogan du groupe mais plutôt le résultat de la dernière méthode de management “conduite du changement” utilisée pour la première fois au Maroc au sein de la société de dragage des ports (Drapor). Il s’agit de l’“Appreciative inquiry” (AI) ou “Exploration appréciative”, une technique initiée aux Etats-Unis à la fin des années 80.La méthode de conduite du changement est une procédure de coaching un peu particulière. “On inverse les paradigmes”, explique Zineb Benabdejlil, du cabinet Déo Compétences, qui a animé la convention de Drapor. En effet, les consultants en entreprise ont tendance à focaliser “là où ça fait mal”, alors que l’AI se centre exclusivement sur ce qui marche au sein de l’entreprise comme point d’appui pour atteindre des objectifs de développement.Ainsi, la procédure “marque une rupture avec l’approche traditionnelle par la résolution de problèmes, pour centrer l’attention et faire reposer le changement sur les réussites, les acquis et les énergies positives de l’entreprise”, indique un expert. Les cadres de Drapor se sont prêtés au jeu de la démarche participative. “On commence par la découverte de ce qui est positif et fonctionne déjà”, explique Dounia Gharbi, responsable Communication au sein de Drapor. “Le noyau de réussite sert de point d’appui énergisant et inspirant pour dégager une vision d’avenir et des axes d’action concrets”.Mohammed Bachiri, le président de Drapor, a en premier lieu défini un certain nombre d’orientations pour la société en cours de privatisation. En fait, quatre thèmes à développer d’ici la fin de l’année: l’innovation et le matériel, le développement et l’épanouissement des ressources humaines, le déploiement à l’international ainsi que le développement de l’activité “sable et dérivé”. “L’objectif étant de fêter les résultats en décembre”, souligne Gharbi.Une fois les orientations définies, un groupe de pilotage, douze personnes en tout, a été constitué afin d’élaborer les thèmes de travail de la convention. Un tiers de l’effectif de Drapor, 90 cadres environ, ont participé à des tables rondes. “Le processus requiert la mise en place de cinq étapes de travail”, déclare Benabdejlil. La toute première est la contextualisation de la convention. La phase “découverte” suit. L’objectif de cette phase est l’identification du “cœur positif” et des “piliers de réussite” de l’entreprise. Interviews mutuelles, échanges en sous-groupes et présentation collective pour “identifier les sources d’énergie de Drapor”.On passe ensuite à la phase “Dream”, “l’étape stimulante”, selon Gharbi, où les participants “expriment leurs vœux les plus chers et ce sur quoi ils sont prêts à s’investir ensemble”. Les consultants ont demandé aux salariés de s’exprimer sous forme de dessin, d’un slogan et d’une petite phrase d’explication. Sous les dessins malhabiles des cadres naissent des slogans comme “In Drapor International Holding we trust”, ou encore “Nous partons plus loin pour rester plus proches”. “L’échange collectif a permis de regrouper les différentes visions et d’aboutir au rêve partagé”, observe Gharbi. La phase “Design” a succédé au rêve: c’est “la manière dont celui-ci pourra devenir réalité en prenant appui sur les forces de la société”, selon Benabdejlil. Ensuite, les groupes ont tranché sur les actions “utiles” pour Drapor: c’est la phase “Delivery”. Pour l’heure, quatre chefs de projet travaillent et veillent à ce que les décisions d’amélioration prises ensemble se concrétisent. Résultats attendus pour décembre.Céline PERROTEY

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