L’espoir et son cousin l’optimisme au service de l’avenir

Les vœux en début d’année,  sont synonymes de souhaits d’un meilleur monde possible, de la fin des ennuis, ils portent et apportent un message, source d’espoir, d’optimisme, voire de réalisme positif. Alors qu’aujourd’hui « on » nous prédit la fin du monde, qu’en est-il de cette notion d’espoir et d’optimisme ?

Si j’en crois les travaux de Sonja Lyubomirsky, j’ai un caractère optimiste, venant d’un héritage, c’est la part génétique fournissant les 50 %,  (mes parents sont un exemple d’optimisme et de résilience). D’autre part j’ai cultivé et façonné cet optimisme, c’est la part des 40% qui dépendent de l’individu. Enfin mon « écosystème » est d’une manière générale configuré pour accueillir les nouvelles sous un angle plutôt positif, part des 10 % liés à l’environnement.

Martin Seligman qui étudia l’optimisme nous apprend que cela s’apprend, ouf !  et c’est bon pour nous.

En quelques mots, les optimismes éprouvent moins de détresse quand ils sont aux prises avec des difficultés, ils s’adaptent mieux aux événements négatifs et gèrent mieux la résolution de problème ils tirent facilement un enseignement des situations négatives. Ils abandonnent moins vite et exercent un effort plus continu et semblent plus productifs au travail.

Mais il est parfois bon d’être pessimiste, la prise de risque est contenue, surtout dans des domaines ou la vie est en jeux, alpinisme, rapport sexuel, guerre…. Et une petite dose de pessimisme dit défensif avant le bac, permet de s’y préparer et de mettre le corps sous tension. Défensif voulant dire que certains individus envisagent que les choses tourneront mal comme un mécanisme leur permettant de faire face à la difficulté. Ils réussissent mieux s’il leur est permis d’imaginer ce qui pourrait mal se passer. Le pire pour mieux s’y préparer en quelque sorte. L’espoir est une construction étroitement liée à l’optimisme. Ryck Snyder représente dans sa théorie de l’espoir les trois facteurs suivants :

  • Capacité à conceptualiser des buts
  • Trouver des voies pour les atteindre
  • Et trouver la motivation pour les atteindre

Nous ressentons de l’espoir si nous savons ce que nous voulons, nous pouvons envisager un certain nombre  de moyens pour arriver à ce que nous voulons et nous commençons et nous arrêtons plus.

Snyder souligne une approche de l’espoir qui est cognitive plutôt qu’émotionnelle et postule que les émotions positives résultent de la conclusion que nous réussissons  à poursuivre des buts.

Cela veut dire qu’il envisage l’espoir comme une pensée de poursuite d’objectifs, qui donne des émotions. (Source Ilona Boniwell, Martin Seligman.)

Pour Victor Frankl le prisonnier qui ne croyait plus à l’avenir, son avenir était perdu.. en perdant cette foi, il perdait sa spiritualité ; il se laissait dépérir moralement et physiquement.

Plusieurs anecdotes de prisonniers des camps relatées par Frankl, indiquent que tant que l’espoir était « en place » à l’intérieur de la personne, il tenait accroché à son espoir.

Puis si être libéré à une certaine date ne se réalisait pas, alors la plupart mouraient dans l’instant. La fin de l’espoir causait une terrible déception et les capacités de résistance diminuaient drastiquement.

Frankl parle alors d’espoir déraisonnable. Comme être libéré à Noel et que rien ne se passait…

Nous connaissons son histoire touchante et je vous invite à lire son livre « Découvrir un sens à sa vie »

En cette journée de changement, non pour la fin du monde, mais pour son aspect bien plus poétique qu’est le solstice d’hiver, je vous souhaite à tous de l’espoir, de l’optimisme et de décider cela comme on décide d’aller faire ses courses.

Belle fin d’année

Jean-Christophe Barralis

 

 

 

 

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