3 types d’orientation vers le travail

Article de jacques Lecomte, paru suite à la formation de « Praticien en Psychologie Positive au Travail » animée en ce moment même au sein de l’Institut Français d’Appreciative Inquiry. http://www.ifai-appreciativeinquiry.com/

Le travail peut être perçu comme

– un job
-une carrière
-une vocation

•Mr A travaille surtout pour gagner suffisamment d’argent, afin de subvenir à ses besoins. S’il avait assez d’argent, il arrêterait son travail et ferait quelque chose d’autre à la place. Son travail est donc essentiellement une nécessité, comme la respiration ou le sommeil. Il souhaite souvent que le temps passe plus rapidement au travail et pense fréquemment aux week-ends et aux vacances. Si Mr A pouvait recommencer sa vie, il ne ferait probablement pas le même travail. Il n’encouragerait pas ses amis et ses enfants à faire ce travail. Il est impatient de prendre sa retraite.
•Mr B apprécie son travail, mais ne s’attend pas à se trouver dans le même emploi dans cinq ans. En effet, il envisage d’accéder à une fonction supérieure. Il a plusieurs objectifs à propos du poste qu’il souhaiterait occuper à l’avenir. Son travail lui semble parfois être une perte de temps, mais il sait qu’il doit être suffisamment compétent dans son travail actuel pour pouvoir évoluer professionnellement. Mr B est impatient d’obtenir une promotion. Pour lui, cela signifierait la reconnaissance de la qualité de son travail et serait un signe de son succès comparativement à ses collègues.
•Le travail de Mr C est l’un des aspects les plus importants de sa vie. Il est très heureux de faire ce travail. Puisque ce qu’il fait pour vivre est une partie essentielle de ce qu’il est, c’est une des premières choses qu’il raconte sur lui-même aux autres. Il a tendance à emmener du travail chez lui et pendant les vacances. La majorité de ses amis sont des collègues de travail, et il appartient à plusieurs organisations et clubs liés à son travail. Mme C aime son travail et pense que cette activité est socialement utile. Il pourrait encourager ses amis et ses enfants à exercer cette activité professionnelle. Mr C serait assez malheureux s’il devait arrêter de travailler et il n’a pas hâte d’être à la retraite.
Wrzesniewski, A., McCauley, C. R., Rozin, P, and Schwartz, B. (1997). Jobs, careers, and callings: People’s relations to their work. Journal of Research in Personality, 31, 21-33.
•Les personnes dont le métier consiste à travailler avec des gens sont deux fois plus nombreuses à considérer leur travail comme une vocation que celles dont le métier consiste à travailler avec des  choses.
•Les femmes sont trois fois plus nombreuses que les hommes à considérer leur travail comme une vocation.
•Les personnes qui croient en la nécessité de la justice sociale, qui valorisent l’interdépendance et le besoin de partager les ressources sont quatre plus nombreuses à considérer leur travail comme une vocation que celles qui n’adhèrent pas à cette conception de l’existence.

Davidson, J. C., & Caddell, D. P. (1994). Religion and the meaning of work. Journal for the Scientific Study of Religion, 33, 135–147.

•Après les attentats du 11 septembre, des milliers d’Américains ont quitté leur emploi dans le monde des affaires, pour s’orienter vers des métiers qui leur semblaient utiles à la société (enseignants, pompiers, professions médicales).

Wrzesniewski, A., McCauley, C. R., Rozin, P, and Schwartz, B. (1997). Jobs, careers, and callings: People’s relations to their work. Journal of Research in Personality, 31, 21-33.

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