L’espoir et son cousin l’optimisme au service de l’avenir

Les vœux en début d’année,  sont synonymes de souhaits d’un meilleur monde possible, de la fin des ennuis, ils portent et apportent un message, source d’espoir, d’optimisme, voire de réalisme positif. Alors qu’aujourd’hui « on » nous prédit la fin du monde, qu’en est-il de cette notion d’espoir et d’optimisme ?

Si j’en crois les travaux de Sonja Lyubomirsky, j’ai un caractère optimiste, venant d’un héritage, c’est la part génétique fournissant les 50 %,  (mes parents sont un exemple d’optimisme et de résilience). D’autre part j’ai cultivé et façonné cet optimisme, c’est la part des 40% qui dépendent de l’individu. Enfin mon « écosystème » est d’une manière générale configuré pour accueillir les nouvelles sous un angle plutôt positif, part des 10 % liés à l’environnement.

Martin Seligman qui étudia l’optimisme nous apprend que cela s’apprend, ouf !  et c’est bon pour nous.

En quelques mots, les optimismes éprouvent moins de détresse quand ils sont aux prises avec des difficultés, ils s’adaptent mieux aux événements négatifs et gèrent mieux la résolution de problème ils tirent facilement un enseignement des situations négatives. Ils abandonnent moins vite et exercent un effort plus continu et semblent plus productifs au travail.

Mais il est parfois bon d’être pessimiste, la prise de risque est contenue, surtout dans des domaines ou la vie est en jeux, alpinisme, rapport sexuel, guerre…. Et une petite dose de pessimisme dit défensif avant le bac, permet de s’y préparer et de mettre le corps sous tension. Défensif voulant dire que certains individus envisagent que les choses tourneront mal comme un mécanisme leur permettant de faire face à la difficulté. Ils réussissent mieux s’il leur est permis d’imaginer ce qui pourrait mal se passer. Le pire pour mieux s’y préparer en quelque sorte. L’espoir est une construction étroitement liée à l’optimisme. Ryck Snyder représente dans sa théorie de l’espoir les trois facteurs suivants :

  • Capacité à conceptualiser des buts
  • Trouver des voies pour les atteindre
  • Et trouver la motivation pour les atteindre

Nous ressentons de l’espoir si nous savons ce que nous voulons, nous pouvons envisager un certain nombre  de moyens pour arriver à ce que nous voulons et nous commençons et nous arrêtons plus.

Snyder souligne une approche de l’espoir qui est cognitive plutôt qu’émotionnelle et postule que les émotions positives résultent de la conclusion que nous réussissons  à poursuivre des buts.

Cela veut dire qu’il envisage l’espoir comme une pensée de poursuite d’objectifs, qui donne des émotions. (Source Ilona Boniwell, Martin Seligman.)

Pour Victor Frankl le prisonnier qui ne croyait plus à l’avenir, son avenir était perdu.. en perdant cette foi, il perdait sa spiritualité ; il se laissait dépérir moralement et physiquement.

Plusieurs anecdotes de prisonniers des camps relatées par Frankl, indiquent que tant que l’espoir était « en place » à l’intérieur de la personne, il tenait accroché à son espoir.

Puis si être libéré à une certaine date ne se réalisait pas, alors la plupart mouraient dans l’instant. La fin de l’espoir causait une terrible déception et les capacités de résistance diminuaient drastiquement.

Frankl parle alors d’espoir déraisonnable. Comme être libéré à Noel et que rien ne se passait…

Nous connaissons son histoire touchante et je vous invite à lire son livre « Découvrir un sens à sa vie »

En cette journée de changement, non pour la fin du monde, mais pour son aspect bien plus poétique qu’est le solstice d’hiver, je vous souhaite à tous de l’espoir, de l’optimisme et de décider cela comme on décide d’aller faire ses courses.

Belle fin d’année

Jean-Christophe Barralis

 

 

 

 

Publié dans psychologie positive | Commentaires fermés sur L’espoir et son cousin l’optimisme au service de l’avenir

Coopération, collaboration de quoi parlons-nous ?

Petite explication de texte entre ces deux notions qui peuvent parfois être confuses….

La collaboration :

« Travailler ensemble » : élaboration en commun d’une solution négociée et consensuelle.

Dans le cas d’un travail collaboratif, il n’y a pas de répartition a priori des rôles : les individus se subsument (action de considérer une chose comme faisant partie d’un tout.) progressivement en un groupe qui devient une entité à part entière.

La responsabilité est globale et collective. Tous les membres du groupe restent en contact régulier, chacun apporte au groupe dans l’action, chacun peut concourir à l’action de tout autre membre du groupe pour en augmenter la performance, les interactions sont permanentes : c’est la cohérence du collectif qui permet d’atteindre l’objectif. Le mode collaboratif est plus difficile [que le mode coopératif] à mettre en œuvre car il implique davantage l’humain (ce qui pose souvent des problèmes d’ego), mais sa performance est sans égal : la capacité d’un groupe à valoriser son capital humain est une marque d’Intelligence Collective.»

Les caractéristiques spécifiques à la collaboration sont succinctement les suivants :

  • Objectif partagé par la communauté
  • Interactions sociales importantes
  • Engagement des participants
  • Co-construction de signification partagée. (Lewis, 1997; Minier et Brassard, 1999; Daele et Lusala, 2002)

La coopération

« Opérer ensemble » : partage des tâches entre les différents participants et une mise en commun par juxtaposition des apports de chacun.

On parle de travail coopératif quand deux ou plusieurs personnes travaillent conjointement dans un même objectif, chacun ayant à sa charge une part bien définie du travail à réaliser.

Le mode coopératif résulte d’une division négociée (rationalisée) a priori d’une tâche en actions qui seront attribuées (réparties) entre des individus qui vont agir de façon autonome.

Ce que disent certains chercheurs…

« Le mode coopératif résulte d’une division négociée (rationalisée) a priori d’une tâche en actions qui seront attribuées (réparties) entre des individus qui vont agir de façon autonome. Les interactions se limitent à l’organisation, la coordination et le suivi de l’avancement (souvent sous la responsabilité d’un individu chargé de s’assurer de la performance individuelle de chacun). La responsabilité de chacun est limitée à garantir la réalisation des actions qui lui incombent : c’est la concaténation progressive et coordonnée du fruit de l’action de chacun qui permet d’atteindre l’objectif. » (Jean Heutte, 2003)

« Une certaine division du travail existe dans toute collaboration mais celle-ci est spontanée, basée sur un engagement, un désir de participation libre, alors que dans la coopération, elle est demandée et raisonnée. » (M-F. Blanquet)

« Au contraire de la compétition, la coopération favorise les interactions entre les individus, la responsabilité de chacun envers les autres et le développement d’habiletés sociales. » (Donald Long)

Travail coopératif vs simple travail en groupe

Pour Alain Derycke, le travail en mode  coopératif va plus loin que le simple travail en groupe. Il les distingue de la manière suivante :

Travail coopératif Travail en groupe
Interdépendance positive. Absence d’interdépendance.
Hétérogénéité dans la composition du groupe. Homogénéité dans la composition du groupe.
Partage de la fonction de leadership. Un leader par groupe.
Responsabilité de chacun des partenaires. Responsabilité de soi-même.
Accent sur la tâche et la gestion de l’interaction pour la réalisation. Accent exclusivement sur la tâche.
Formation pour le développement des compétences au travail en équipe. Méconnaissance des compétences requises pour le travail en équipe.
Position active du Manager qui observe et intervient dans l’interaction. Position passive du Manager qui ne prend pas une place d’acteur (médiation) dans l’interaction.

 

Publié dans manager appréciatif, psychologie positive | Marqué avec | Commentaires fermés sur Coopération, collaboration de quoi parlons-nous ?

Révéler la mémoire génétique de l’entreprise pour faire face à la crise grâce à l’Appreciative Inquiry « 

A la mémoire de Nicolas Licari, qui nous a quitté il y a quelques années.

Article publié par Nicolas Licari, praticien en Appreciative Inquiry-Coach Professionnel et Co-Dirigent de www.hncoaching.fr

L’Appreciative Inquiry est née à la fin des années 80 à  l’Université de Cleveland (OHIO). Cette approche, imaginée et expérimentée par David Cooperider, Docteur en développement des organisations, vise à explorer ce qu’il y a de meilleur dans une organisation : les hommes.

Cette exploration consiste à faire un recueil des réussites pour en déduire le code génétique de l’entreprise, son empreinte, son ADN.

Dans la période de crise actuelle, l’entreprise doit rester innovante, compétitive, productive, agile et attrayante pour la génération Y, demandeuse d’ouverture professionnelle et résolument infidèle.
Alors comment révéler et développer la mémoire génétique de l’entreprise dans ce contexte ?
Traditionnellement, pour faire face aux difficultés rencontrées, est utilisée la résolution de problème, à savoir l’analyse fine de ce qui dysfonctionne pour trouver les solutions adéquates. Toutefois, cela suppose que l’ensemble des acteurs de l‘entreprise s’accordent sur ce qu’est le problème, sur les données de celui-ci, ce qui est rarement le cas…Le plus souvent, les points de vue sur le problème sont multiples et les groupes de travail pour proposer des solutions diverses et variées, se renouvellent, s’éternisent.
Ce mode de fonctionnement  fait le plus souvent perdurer le problème notamment parce qu’il entretient, voire favorise l’émergence d’énergies émotionnelles négatives.

Aucun problème ne peut être résolu en restant sur le même niveau de conscience que celui qui l’a créé. Nous devons apprendre à voir le monde d’un autre point de vue.

” Albert Einstein »

L’AI consiste à accueillir la problématique exprimée, à faire émerger les règles de gouvernance qui jusqu’ici ont donné des résultats positifs, puis à effectuer un recadrage de la situation (changer d’axe, de point vue, de niveau de conscience, de mode de pensée) en s’intéressant à l’empreinte génétique de l’entreprise, son ADN.

Pour faire un parallèle avec l’être humain, l’ADN est la molécule de l’hérédité. Elle contient sous forme codée toutes les informations d’un organisme vivant.

La fonction de l’ADN est de fabriquer les protéines dont l’organisme a besoin et dont les deux  rôles essentiels sont :

  • l’autonomie de l’organisme (sa croissance, sa défense)
  • sa reproduction

L’ADN contient donc toutes les informations susceptibles de créer et de faire vivre un organisme. Celui de l’humain est constitué de plusieurs milliers de milliards de cellules. Celles-ci ont toutes un rôle particulier, et forment les organes, les muscles, la peau, les tissus…

L’intelligence du corps fait en sorte que  la cellule se reproduise  quand cela est nécessaire  (facteurs de croissances). L’ADN de la cellule mère est reproduit à l’identique pour former l’ADN de la cellule fille. Ce qui explique que, bien que les cellules humaines sont complètement renouvelées au bout d’un an, l’être humain reste ce qu’il est avec sa mémoire, ses savoir faire et savoir être. Ce qui signifie que, à l’échelle d’une vie humaine, l’empreinte ou profil génétique perdure dans le temps.
Tout comme l’être humain, l’entreprise possède une « mémoire cachée ». C’est ce que l’AI révèle et exploite. Elle le fait en révélant ce qu’il y a de meilleur en termes de réussites aux niveaux individuels, des équipes, de l’organisation. Cette exploration basée sur la psychologie positive au travail est menée verticalement et horizontalement.
Essayez d’être triste en souriant !
Voila tout l’enjeu et la force de l’AI : mettre en œuvre un accompagnement à la fois structuré, simple et positif pour affronter des difficultés. Ceci constitue un véritable changement de paradigme. L’AI, révèle les forces, la vitalité, la résilience de l’entreprise et conduit vers un nouveau niveau d’énergie (un saut quantique en quelque sorte) donnant une impulsion vers une autre réalité : l’orientation, l’ambition positive définie au départ de la démarche AI avec le commanditaire et le groupe représentant la verticalité et l’horizontalité de l’entreprise.

Nicolas Licari

Coach professionnel et praticien AI
Co-Dirigeant de www.hncoaching.fr

 

Publié dans psychologie positive | Commentaires fermés sur Révéler la mémoire génétique de l’entreprise pour faire face à la crise grâce à l’Appreciative Inquiry « 

La théorie du « Bonheur Authentique » de Seligman s’applique au travail…

En Psychologie Positive, la théorie en 2002 du « Bonheur Authentique » (Authentic Happiness) de Martin Seligman est fondé sur le fait que le bonheur provient de trois niveaux différents : les émotions positives, l’engagement et le sens. Chacun de ces éléments serait mieux défini et plus mesurables que le bonheur.

1/ Les émotions positives :

Théorie : Le premier élément est l’émotion positive, ce que nous ressentons : le plaisir, le ravissement, l’extase, la chaleur, le confort, etc. Une vie remplit de ces émotions positives peut amener au succès d’une vie, c’est ce que Martin Seligman appelle « une vie plaisante ».

Application au travail, exemples :
-Des réunions appréciatives qui mettent l’accent sur les réussites, les progrès, les succès d’un individu ou d’un collectif.
-Demander un avis à quelqu’un procure  un sentiment agréable d’être utile et permet de cultiver un terrain propice à l’engagement ci-après…

2/ L’engagement :

Théorie : Le deuxième élément, l’engagement, Mihaly Csikszentmihalyi, a observé que le niveau de satisfaction de l’individu s’élève lorsque celui-ci est engagé dans des actions où il met son ego de côté. En donnant de notre temps aux autres, nous nous oublions et oublions donc ce qui nous rendait soucieux. C’est ce que Csikszentmihalyi, appelle vivre une expérience optimale, une expérience autotélique ou le flow : « une situation dans laquelle l’attention est librement investie en vue de réaliser un but personnel parce qu’il n’y a pas de désordre qui dérange ou menace le Soi. » Ses principales caractéristiques sont les suivantes : « une adéquation entre les aptitudes de l’individu et les exigences du défi rencontré, une action dirigée vers un but et encadrée par des règles, une rétroaction permettant de savoir comment progresse la performance, une concentration intense ne laissant place à aucune distraction, une absence de préoccupation à propos du soi et une perception altérée de la durée ».

Application au travail, exemple :
Proposer à la personne une activité (ou qu’elle trouve elle même une activité) qui mobilise les points fort de la personne : c’est à dire un talent, une connaissance et une méthodologie et qui vient compléter ou renforcer, son travail. Elle peut s’interroger sur ses réussites passées et les reproduire avec une différence qui l’engage davantage et dans un sentiment de toute liberté.
–La créativité, qui asure à chaque individu un moment de « décalage » avec la routine, lui donnant la possibilité de produire, inventer innover c’est un facteur d’engagement fort dans le lequel le plaisir est présent…

3/Le sens :

Théorie : Le troisième élément du bonheur est le sens. La poursuite de l’engagement et la poursuite du plaisir sont souvent solitaires. Les êtres humains, inéluctablement, veulent du sens et un but dans la vie. La vie riche de sens repose sur l’appartenance et l’action au service de quelque chose que l’on croit plus grand que soi, ce qui a de tout temps amené l’humanité à créer des institutions au départ positives pour permettre à chacun de trouver du sens à sa vie : la religion, un parti politique, les mouvements écologistes, les scouts ou la famille.

Application au travail, un exemple :
– Trouver le sens de son action. La finalité bien au dessus de la tâche à accomplir. L’exemple suivant est tiré d’une intervention avec un plombier appartenant à un service de maintenance d’une société bailleur de fond)
-Moi : Pour quelle raison réparez-vous les radiateurs d’un appartement ?
-Lui : quelle question ? pour que cela marche ?
-Moi : mais encore ? à quoi cela sert-il ?
-Lui : et bien que le radiateur fonctionne bien et que la chaleur se dégage !
-Moi insistant : très bien, mais à quoi sert un radiateur qui émet de la chaleur ?
-Lui : la chaleur… c’est du confort ?
-Moi : et pour qui ?
-Lui : pour une famille avec des enfants…..

Probablement qu’en réparant à nouveau un radiateur, il aura une pensée pour les familles avec des enfants….

Le site du bonheur authentique : www.authentichappiness.sas.upenn.edu

 

Publié dans manager appréciatif, outils appréciatifs, psychologie positive | Marqué avec | Commentaires fermés sur La théorie du « Bonheur Authentique » de Seligman s’applique au travail…

Le SOAR, un complément du SWOT qui intègre l’Appréciative Inquiry

Eric l’hôte, praticien en Appreciative Inquiry nous fait part d’une comparaison succincte entre le SWOT et le nouvel outil d’analyse le SOAR.

L’outil standard de planification stratégique utilisé depuis des décennies est la grille d’analyse SWOT, qui signifie Strenghts (Forces), Weaknesses (faiblesses), Opportunities (Opportunités) et Threats (menaces).

Aujourd’hui un nouvel outil vient compléter celui là : Le SOAR (Strengths, Opportunities, Aspirations et Results)

La démarche SOAR donne un cadre de travail pour construire un plan stratégique. Ce cadre se concentre sur les forces et cherche à comprendre l’ensemble du système en donnant voix aux parties prenantes. Se concentrer sur les forces signifie que le questionnement SOAR est centré sur ce que l’organisation réussit, sur les compétences qui peuvent être développées, et sur ce qui est important pour ceux qui ont un ‘intérêt’ dans le succès de l’organisation. Ce que nous voulons dire par ‘l’ensemble du système’ est que l’on crée une image plus complète d’une organisation complexe si on la regarde sous des angles différents. Une des façons mise en oeuvre dans la démarche SOAR est d’inclure des personnes qui se trouvent au-delà du cercle de top management. Ces parties prenantes peuvent être des clients, des salariés, des actionnaires, des membres du Conseil d’Administration, des fournisseurs, des bénévoles et toute communauté que l’organisation impacte. De plus, au lieu de considérer l’organisation comme une machine avec des éléments distincts ou interchangeables, l’approche de l’ensemble du système permet de comprendre de manière intégrative les dynamiques des nombreuses relations et interactions entre les personnes, les lieux, les fonctions. L’approche de l’ensemble du système permet aux parties prenantes de voir et de comprendre comment le système fonctionne et où les contributions font la différence.

La démarche SOAR intègre l’Appreciative Inquiry (AI) pour créer ce processus de transformation.

L’Appreciative Inquiry est à la fois une philosophie et une approche du changement dans les organisations qui construit sur les forces, sur ce qui est appelé ‘les forces de vie’ de l’organisation, sur le noyau positif. David Cooperider et ses collègues de la Case Western Reserve University ont développé le concept de l’Appreciative Inquiry (AI) dans les années 80. L’AI s’intéresse à l’ensemble du système dans une démarche de construction du futur fondée sur la recherche de ce qui fonctionne, de la façon de faire plus de ce qui fonctionne. L’AI s’oppose à l’approche traditionnelle de diagnostic qui consiste à identifier puis à éliminer les problèmes et les écarts. La question clé de l’AI est : « qu’est-ce qui fonctionne bien ? » La démarche SOAR crée un cadre de questionnement et de réflexion stratégique à l’intérieur du process AI pour guider le système vers la formulation de la stratégie, vers la planification et vers l’implémentation. La démarche SOAR offre un cadre de travail flexible qui permet d’inclure l’ensemble du système ou seulement ses représentants, à la différence d’un process top-down traditionnel ou d’une implication limitée au top management.

Tableau de comparaison entre les deux modèles : SOAR vs SWOT

Pour de plus amples renseignements contactez Eric L’Hôte : eric.lhote@cohergie.fr

 

Publié dans manager appréciatif, outils appréciatifs | Marqué avec | Commentaires fermés sur Le SOAR, un complément du SWOT qui intègre l’Appréciative Inquiry

Les forces de caractère de Peterson : une approche valorisante de l’être humain…

Les forces de caractère de Christopher Peterson

Christopher Peterson est à l’origine du modèle des forces de caractères. Il vient de nous quitter brutalement. Nous lui rendons hommage pour son fantastique travail. Nous le voyons ici avec Jean-Christophe Barralis de l’IFAI en 2009

Alors que la classification des troubles mentaux est répertoriée dans le fameux DSM IV, aucune classification n’existait à l’opposé de ces troubles., c’est-à-dire des compétences et caractéristiques pouvant constituer des ressources pour les individus. Pour pallier ce manque Christopher Peterson et Martin Seligman ont conçu une classification des traits de caractères dits « positifs ». Ces chercheurs en psychologie positive ont développé cette classification des forces de caractères et des vertus. Ce qui la distingue des classifications existantes est qu’elle se fonde sur une approche scientifique. Les forces de caractère ont été sélectionnées en fonction de critère et font l’objet d’une échelle d’auto-évaluation qui permet de mesurer à quel point chaque force est présente. La classification a pour but de donner un langage commun sur le meilleur de l’être humain, comme ce qu’a fait le DSM, le manuel de psychiatrique, cité ci-dessus.
Les chercheurs ont identifié 24 forces de caractère regroupées en 6 vertus. La vertu des forces de la sagesse et de la connaissance regroupe les forces de caractère de la créativité, de la curiosité, de l’ouverture d’esprit, de l’amour de la connaissance et du discernement.
Les forces du courage regroupent la bravoure, la persévérance, la probité et la vitalité. Les forces de l’humanité regroupent l’amour, la bonté et l’intelligence sociale. Les forces de la justice regroupent la citoyenneté, l’équité et le leadership. Les forces de la tempérance regroupent le pardon, l’humilité, la prudence et le contrôle de soi. Les forces de la transcendance regroupent l’appréciation de la beauté et de l’excellence, la gratitude, l’espoir, l’humour et la spiritualité.
Faisons un zoom sur l’une de ces forces de caractère, par exemple la gratitude. La gratitude est la reconnaissance chaleureuse d’un bienfait qu’une autre personne nous fait. Le narcissisme est un puissant inhibiteur de gratitude. L’optimisme, l’empathie, l’humilité, la reconnaissance des privations antérieures et bien d’autres choses encore favorisent la gratitude.

Les forces et vertus

SAGESSE ET CONNAISSANCES
Forces cognitives qui impliquent l’acquisition et l’utilisation de connaissances.

Créativité, ingéniosité, et originalité
Penser à des nouvelles manières de faire les choses fait partie intégrante de votre personnalité. Vous ne vous contentez jamais de faire les choses de façon conventionnelle si une meilleure manière est possible.

Curiosité et intérêt accordé au monde
Vous vous intéressez à tout. Vous posez toujours des questions, et vous trouvez tous les sujets et toutes les matières fascinantes. Vous aimez l’exploration et les découvertes.

Discernement, pensée critique, et ouverture d’esprit
Bien réfléchir aux choses et en examiner tous les aspects sont des points importants de votre personnalité. Vous ne tirez pas de conclusions hâtives, et vous ne vous appuyez que sur des indications sûres pour prendre vos décisions.

Amour de l’étude, de l’apprentissage
Vous adorez apprendre des nouvelles choses, que ce soit dans un classe ou de vous-même. Vous avez toujours aimé l’école, la lecture, les musées. Où que vous soyez vous trouvez l’opportunité d’apprendre

Perspective, Sagesse
Bien que vous ne vous considériez pas comme un sage, vos amis vous considèrent ainsi. Ils ont de l’estime pour votre capacité à considérer les choses avec du recul et se tournent vers vous lorsqu’ils ont besoin de conseils. Vous avez une manière de voir les choses qui semble aussi logique aux autres qu’à vous-même.

COURAGE
Forces émotionnelles qui impliquent l’exercice de la volonté afin d’atteindre les buts que l’on s’est fixés, malgré les obstacles externes ou
internes.

Courage et vaillance
Vous êtes une personne courageuse qui ne recule pas devant la menace, les défis, les difficultés ou la douleur. Vous prenez la parole en faveur de ce qui est juste même s’il y a de la résistance. Vous agissez selon vos convictions.

Assiduité, application, et persévérance
Vous travaillez dur pour terminer ce que vous commencez. Quelque soit le projet, vous « abattez le travail » dans les plus brefs délais. Vous ne vous laissez pas distraire lorsque vous travaillez, et vous tirez de la satisfaction de l’accomplissement des tâches.

Honnêteté, intégrité, et sincérité
Vous êtes quelqu’un d’honnête, non seulement vous dites la vérité, mais vous vivez votre vie d’une façon sincère et authentique. Vous savez garder les pieds sur terre, et cela sans prétention ; vous êtes quelqu’un de « vrai ».

Joie de vivre, enthousiasme, vigueur et énergie
Quelque soit la tâche qui vous est confiée, vous l’abordez avec passion et énergie. Vous ne faites pas les choses à moitié et vous ne faites rien sans enthousiasme. Pour vous, la vie est une aventure.

HUMANITE
Forces interpersonnelles qui impliquent de soucier des autres et d’en faire des amis.

Capacité d’aimer et d’être aimé(e)
Vous accorder de l’importance aux relations intimes avec les autres, en particulier celles dans lesquelles la confiance et l’attention sont réciproques. Les personnes desquelles vous vous sentez les plus proches sont celles qui se sentent proches de vous.

Gentillesse et générosité Vous êtes bon et généreux envers les autres, et vous n’êtes jamais trop occupé pour rendre un service. Vous aimez faire des bonnes actions pour les gens, même lorsque vous ne les connaissez pas bien.

Intelligence sociale
Vous êtes conscient des sentiments des autres et de ce qui les motive, vous savez comment vous insérer dans différents cadres sociaux, et vous savez comment mettre les autres à leur aise.

JUSTICE
Forces qui sont à la base d’une vie sociale harmonieuse, qui sous-tendent une vie communautaire saine.


Citoyenneté, travail d’équipe et fidélité
Vous exceller en tant que membre d’un groupe. Vous êtes un camarade fidèle et dédié, vous faites toujours votre part du travail et travaillez dur pour le succès du groupe.

Impartialité, équité , et justice
Traité les gens équitablement est l’un de vos principes permanents. Vous ne laissez pas vos sentiments personnels influencer vos décisions à propos des autres, vous donnez à chacun sa chance.

Leadership (capacité à diriger)
Vous excellez lorsqu’il s’agit de diriger : encourager un groupe à faire ce qu’il a à faire et maintenir l’harmonie au sein de ce groupe en faisant en sorte que chacun se sente inclus. Vous êtes doué pour organiser des activités et veiller à leur bon déroulement.

TEMPERANCE – MODERATION
Forces qui protègent contre les excès.

Le Pardon
Vous pardonnez à ceux qui vous ont fait du tort. Vous donnez toujours une seconde chance aux gens. Votre principe directeur est le pardon et non la vengeance.

Modestie et humilité
Vous ne cherchez pas à être sur le devant de la scène et vous préférez laisser vos actes parler d’eux-mêmes. Vous ne vous considérez pas comme étant quelqu’un de spécial et les autres reconnaissent et ont de l’estime pour votre modestie.

Précaution, prudence, et discrétion
Vous êtes quelqu’un de prudent, et vos choix sont par conséquence des choix prudents. Vous ne faites ni ne dites des choses que vous risqueriez de regretter par la suite.

Maîtrise de soi et autorégulation
Vous maîtrisez consciemment ce que vous ressentez et ce que vous faites. Vous êtes discipliné. C’est vous qui contrôlez vos appétits et vos émotions, et pas l’inverse.

TRANSCENDANCE
Forces qui favorisent l’ouverture à une dimension universelle, des liens avec l’univers et donnent un sens à la vie individuelle.

Reconnaissance de la beauté
Vous remarquez et appréciez la beauté, l’excellence, et/ou les performances habiles dans tous les domaines de la vie, allant de la nature aux arts, aux mathématiques, aux sciences et à la vie quotidienne.

Gratitude
Vous êtes conscient des bonnes choses qui vous arrivent, et vous ne les considérez jamais qu’elles vous sont dues. Vos amis et les membres de votre famille savent que vous êtes une personne reconnaissante parce que vous prenez toujours le temps d’exprimer vos remerciements.

Espoir, optimisme, et anticipation du futur
Vous vous attendez au mieux dans les temps à venir, et vous travaillez pour arriver à cela. Vous croyez dans le fait que l’avenir est quelque chose que vous pouvez contrôler.

Humour et enjouement
Vous aimez rire et taquiner. Il vous est important d’apporter la joie et la bonne humeur. Vous essayer de voir le bon coté de chaque situation.

Spiritualité, religiosité, but dans la vie, et foi
Vous avez des croyances fortes et cohérentes en ce qui concerne la raison d’être de l’univers et la puissance supérieure qui le régit. Vous connaissez votre place au sein du plus grand dessein. Vos croyances sont à l’origine de vos actions et sont une source de bien-être/réconfort pour vous.

Un  site Internet permet à chacun d’entre nous d’évaluer gratuitement et ainsi d’identifier facilement ses 5 principales forces de caractère, à partir d’un questionnaire de 240

http://www.viacharacter.org/www/

Publié dans psychologie positive | Commentaires fermés sur Les forces de caractère de Peterson : une approche valorisante de l’être humain…

Entreprise, travail et Psychologie Positive selon Jacques Lecomte

Docteur en psychologie, Jacques Lecomte est enseignant à l’Université Paris Ouest-Nanterre et à la faculté de sciences sociales de l’Institut catholique de Paris, président de l’Association Française et Francophone de Psychologie Positive, auteur d’ouvrages de référence sur la Psychologie Positive. Il est partenaire de l’Institut Francçais d’Appréciative Inquiry.

La psychologie positive s’intéresse au fonctionnement optimal de l’être humain, au niveau personnel, interpersonnel et institutionnel. Il est possible de repérer plusieurs domaines d’application de cette approche au monde du travail :
– au niveau personnel : valeurs et attitudes, sens et satisfaction au travail, créativité, estime de soi, motivation, sentiment d’efficacité personnelle, gestion du stress
– au niveau interpersonnel : coopération, empathie, attitudes du leader, prévention et résolution des conflits
– au niveau organisationnel : climat organisationnel, empowerment, éthique, gestion de crises, résilience organisationnelle, responsabilité sociale et environnementale de l’entreprise, sentiment de justice.

Lire la suite : Entreprise, travail et psychologie Positive selon jacques Lecomte

Publié dans manager appréciatif, psychologie positive | Marqué avec | Commentaires fermés sur Entreprise, travail et Psychologie Positive selon Jacques Lecomte

Vivre deux fois une expérience optimale….en action et en souvenir

L EXPERIENCE OPTIMALE OU LE FLUX :

Mihaly Csikszentmihalyi, a observé que le niveau de satisfaction de l’individu s’élève lorsque celui-ci est engagé dans des actions où il met son ego de côté. En donnant de notre temps aux autres, nous nous oublions et oublions donc ce qui nous rendait soucieux. C’est ce que Csikszentmihalyi, appelle vivre une expérience optimale, une expérience autotélique ou le flow : « une situation dans laquelle l’attention est librement investie en vue de réaliser un but personnel parce qu’il n’y a pas de désordre qui dérange ou menace le soi. » Ses principales caractéristiques sont les suivantes : « une adéquation entre les aptitudes de l’individu et les exigences du défi rencontré, une action dirigée vers un but et encadrée par des règles, une rétroaction permettant de savoir comment progresse la performance, une concentration intense ne laissant place à aucune distraction, une absence de préoccupation à propos du soi et une perception altérée de la durée ». L’expérience optimale est une fin en soi ; elle est recherchée pour elle-même et non pour d’autres raisons que l’intense satisfaction qu’elle procure. ». C’est par l’action nous pouvons connaître le flow. En état de flow, les gens sont durablement concentrés sur l’objectif à atteindre ils sont au maximum de leurs capacités, mobilisent toutes leurs compétences et utilisent au mieux toutes ressources à leur disposition. Plus ils pensent qu’ils vont réussir, plus ils sont envahi par une émotion (ressentie physiquement, souvent sous la forme d’un « frisson dans l’échine ») qui les porte, « comme s’ils étaient sur un petit nuage » : rien ne semble pouvoir les arrêter !
Une des étapes clé de l’Appréciative Inquiry se situe lors de la phase Découverte (Discovery) où chaque personne raconte une histoire professionnelle réussie, vécue avec fierté, pendant laquelle son engagement  était total, et qui fut un moment au cours duquel la personne a mobilisé ses points forts. Un point fort étant le résultat d’un talent additionné à des savoirs et savoirs faire.
Christopher Peterson, mentione  alors que le « sujet » vit deux fois une belle expérience, d’une part en l’ayant vécu et d’autre part en se la remémorant …

 

 

Publié dans psychologie positive | Commentaires fermés sur Vivre deux fois une expérience optimale….en action et en souvenir

Partenariat de l’IFAI avec la Case Western Reserve University de Cleveland

L’Institut Français d’Appreciative Inquiry présente le programme de certification délivré par la Case Western Reserve University

Certification Appreciative Inquiry : Accompagnement des Transformations dans les Organisations

Ce programme a été conçu par les professeurs de la Weatherhead School of Management de la Case Western Reserve University David Cooperrider, Ph.D., et Ronald Fry, Ph.D. Il est adapté, pour sa première partie, par l’Institut Français d’Appreciative Inquiry. Ce programme présente une approche qui a montré sa pertinence pour une conduite efficace du changement sein des organisations par une focalisation sur les forces de vie. Il combine des apports sur les fondements de l’Appreciative Inquiry et des travaux pratiques sur des projets spécifiques. Il établit un pont entre des idéaux humains et sociaux et l’orientation résultat du monde de l’entreprise.

« Une première session sera ouverte aux Praticiens Appreciative Inquiry. Elle aura lieu à Paris les 28, 29 et 30 aout 2017 et sera animée par Ronald Fry, Ph.D., Professeur en Organizational Behavior à la Weatherhead School of Management de la Case Western Reserve University et Chairman du Department of Organizational Behavior systématiquement classé comme un des meilleurs du monde par le Financial Times.
Le Dr. Fry est un des co-créateurs de l’ Appreciative Inquiry (AI), il continue à la fois à la mettre en œuvre et à étudier ses applications sur le terrain.
Ses livres les plus récents : Appreciative Inquiry: A Positive Approach to Building Cooperative Capacity (Taos Publishing), Appreciative Team Building (iUniverse).
Il a également coédité récemment Appreciative Inquiry and Organizational Transformation: Reports from the field et Handbook of Transformative Cooperation (Stanford University Press).
Ron est co-editeur du Journal of Corporate Citizenship et il dirige le Weatherhead International Certificate Program in Appreciative Inquiry for the Betterment of Business and Society au Brésil, en Belgique, en Inde, en Australie en Indonésie et aux USA. Il dirige le Fowler Center for Sustainable Value’s World Inquiry Project. Il a dirigé et étudié à une large échelle des changements impliquant de nombreux acteurs dans différentes organisations telles que General Electric, World Vision, ArcelorMittal, Roadway Express, Akzonobel, Sustainable Cleveland 2019, Belgian Learning Network for Talent Development, et US Navy. »
Ron Fry
Publié dans Non classé | Marqué avec , | Commentaires fermés sur Partenariat de l’IFAI avec la Case Western Reserve University de Cleveland

Mesure des forces avec le StrenghtsFinder

Alors que l’Appreciative Inquiry met en avant les forces et atouts des individus et du collectif à partir des expériences réussies, un outil développé par Clifton et BUckinggam de la Gallup Organisation propose d’obtenir sa typologie de vospoints forts à partir d’un questionnaire à passer sur le site strengthsfinder.com.

Selon les résultats des recherches menées par The Gallup Organization depuis de nombreuses années, les gens les plus talentueux sont ceux qui comprennent leurs points forts et leurs comportements. Ces personnes sont les plus à même de développer des stratégies visant à répondre et à dépasser les exigences de leur vie quotidienne, de leur carrière et de leur famille.Une analyse des connaissances et compétences acquises peut vous fournir un aperçu de vos capacités, mais la prise de conscience et la compréhension de vos talents naturels vous permettra de connaître en profondeur les véritables raisons de votre réussite.Le rapport sur vos thèmes distinctifs présente vos cinq talents les plus dominants, classés selon l’ordre miseen évidence par vos réponses au StrengthsFinder. Sur les 34 thèmes évalués, voici vos cinq thèmes distinctifs.Vos thèmes distinctifs sont des éléments essentiels pour l’amélioration de vos talents et l’accès à la réussite.En examinant vos thèmes distinctifs, de manière individuelle ou globale, vous pouvez identifier vos talents, les transformer en points forts et bénéficier d’une vie privée et professionnelle épanouie grâce à des performances constantes et proches de la perfection.
Mes cinq thèmes de talent figurent ci-dessous, classés en fonction de mes réponses au StrengthsFinder.

Comme vous le savez, le StrengthsFinder mesure la présence de talents dans 34 catégories appelées « thèmes ». Ces thèmes ont été identifiés par The Gallup Organization comme indices de prédiction fiables de performances exceptionnelles. Plus un thème est présent chez une personne, plus cette personne est susceptible d’utiliser spontanément les talents correspondant au quotidien.

La connaissance de ses propres talents permet de les exploiter comme base de développement des points forts et de mieux réussir dans la vie personnelle, professionnelle ou dans les études grâce à des performances constantes et quasi-parfaites.

Un exemple de forces…

Charisme

Gagner l’amitié des autres . Vous adorez tout bonnement le défi que représente la rencontre de nouvelles personnes et le fait de gagner leur amitié. Vous êtes rarement intimidé par des inconnus, au contraire, ils vous dynamisent, ils vous attirent. Vous voulez connaître leur nom, leur poser des questions et vous trouvez des points communs pour pouvoir entamer une conversation et établir des liens. Certains évitent d’engager une conversation, craignant de ne plus rien avoir à dire, mais ce n’est pas votre cas. Non seulement il est rare que vous soyez à court de mots, mais vous aimez prendre le risque d’aborder un inconnu, car vous aimez vraiment faire les premiers pas et établir le contact. Une fois ce contact établi, vous êtes très content de passer à autre chose. Il y a toujours de nouvelles personnes à rencontrer, de nouveaux domaines à explorer, de nouvelles foules auxquelles se mêler. Dans votre univers, il n’y a pas d’inconnus, mais uniquement des amis que vous n’avez pas encore rencontrés, et ils sont nombreux.

Communication

Vous aimez expliquer, décrire, accueillir les autres, parler en public et écrire. C’est la concrétisation de votre thème de la communication. Les idées sont fades, les événements sont statiques et vous ressentez le besoin de leur donner vie, de les dynamiser, de les rendre intéressants et captivants. C’est pourquoi vous transformez les « événements » en histoires que vous vous exercez à raconter. Une « idée » sans caractère sera embellie d’images, d’exemples et de métaphores. Vous savez que la capacité d’attention chez la plupart des gens est de courte durée, qu’ils sont accablés d’informations, mais que peu d’entre elles subsistent. Vous voulez que vos informations (une idée, un événement, les caractéristiques et avantages d’un produit, une découverte ou une leçon) survivent. Vous voulez braquer leur attention sur vous, la capturer, l’enfermer. C’est pourquoi vous recherchez toujours les mots qui font de l’effet, les phrases idéales, les expressions percutantes. Et effectivement, les gens aiment vous écouter. Vos descriptions vivantes déclenchent leur intérêt, leur permettent d’aiguiser leur acuité et les inspirent.

Positivité

Vous n’êtes pas avare de compliments, vous souriez facilement et vous êtes toujours à l’affût du côté drôle d’une situation. Certains vous trouvent insouciant, d’autres aimeraient bien être aussi optimistes que vous. Quoi qu’il en soit, les gens veulent faire partie de votre entourage, car autour de vous, la vie paraît plus belle et votre enthousiasme est contagieux. Ceux qui n’ont pas votre énergie et votre optimisme trouvent leur univers fade et routinier ou, pire encore, ils ressentent des pressions de toute part. Vous semblez avoir le don de remonter le moral et, sous votre direction, les projets prennent une allure positive et dynamique. Vous fêtez chaque réalisation. Vous connaissez des centaines de façons de rendre les choses plus intéressantes et plus vivantes. Certains cyniques tournent peut-être le dos à votre énergie, mais cela ne vous sape pas le moral. Votre positivité vous l’interdit. D’une façon ou d’une autre, vous ne pouvez pas échapper à vos convictions : il est agréable d’être en vie, travailler peut être amusant et, quels que soient les problèmes, on ne doit jamais perdre son sens de l’humour.

Stratégique

Le thème stratégique vous permet de trier le désordre et de trouver le meilleur itinéraire pour avancer. Il ne s’agit pas d’une technique qui s’apprend. C’est une façon bien précise de penser, une vision différente sur le monde dans son ensemble. Cette perspective vous permet de dégager des tendances là où les autres ne voient que complexité. Guidé par ces tendances, vous concevez différents scénarios en vous demandant « Et si ceci se produisait ? Et si cela se produisait ? » Ces questions qui reviennent vous aident à envisager toujours les « autres côtés » et à évaluer de façon précise les obstacles éventuels. Une fois que vous savez où chaque voie pourrait vous mener, vous entamez un processus de sélection. Vous éliminez les voies qui ne mènent nulle part, les voies qui mènent tout droit vers un obstacle, les voies qui mènent à la confusion. Vous éliminez encore et toujours, pour enfin arriver à la voie choisie : votre stratégie. Et armé de votre stratégie, vous attaquez votre marche en avant. C’est la concrétisation de votre thème stratégique. Se poser la question, éliminer et frapper.

Maximisation

Moyenne ne fait pas partie de votre vocabulaire, votre étalon est l’excellence. Passer d’une moyenne faible à une moyenne plus élevée requiert de grands efforts qui, selon vous, n’en valent pas vraiment la peine. Transformer quelque chose de solide en quelque chose de magistral est tout aussi difficile mais beaucoup plus grisant. Vos forces et celles des autres vous fascinent. Comme le plongeur en quête de perles, vous vous mettez à leur recherche, observant tout signe révélateur : un soupçon d’excellence innée, une intelligence étonnante, un talent parfaitement maîtrisé, tous des indices manifestes qu’une force est en jeu. Et lorsque vous avez trouvé un talent de ce genre, vous vous sentez obligé de le développer, de le parfaire et de l’étirer aux limites de l’excellence. Vous polissez votre perle jusqu’à ce qu’elle brille. La sélection naturelle que vous exercez est un signe de discrimination aux yeux des autres. Vous choisissez la compagnie de gens qui apprécient vos talents particuliers. De même, vous êtes attiré par ceux qui semblent avoir trouvé et cultivé leurs propres forces. Vous avez tendance à éviter les personnes désirant vous changer simplement pour vous mettre à niveau. Elles trouveront toujours quelqu’un d’autre à « perfectionner ». Vous ne voulez pas passer votre vie à vous plaindre de ce qui vous manque. En revanche, vous voulez tirer parti des talents dont vous avez hérité, c’est plus amusant et plus productif. Et c’est un véritable défi.

 

Publié dans manager appréciatif, outils appréciatifs | Marqué avec | Commentaires fermés sur Mesure des forces avec le StrenghtsFinder